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gb-1841-04-21-01

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Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig <lb></lb>Brüssel, 21. April 1841 Je dois avant tout exprimer ma reconnaissance de l’empressement que vous avez mis à parler à Mr Brockhaus de la correspondance dont je vous ai dit quelques mots dans ma dernière lettre. D’après votre aimable Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence Online (FMB-C) Felix Mendelssohn Bartholdy an Salvador Morhange in Brüssel; Leipzig, 29. Januar 1841 Felix Mendelssohn Bartholdy an Salvador Morhange in Paris; Leipzig, 14. November 1843 Morhange, Salvador (1815-?) Morhange, Salvador (1815-?) Transkription: FMB-C Edition: FMB-C Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence Online-Ausgabe (FMB-C). Institut für Musikwissenschaft und Medienwissenschaft. Humboldt-Universität zu Berlin
Am Kupfergraben 5 10117 Berlin Deutschland
http://www.mendelssohn-online.com Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)

Maschinenlesbare Übertragung der vollständigen Korrespondenz Felix Mendelssohn Bartholdys (FMB-C)

Großbritannien Oxford GB-Ob Oxford, Bodleian Library Music Section M.D.M. d. 39/189 Autograph Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig; Brüssel, 21. April 1841 Je dois avant tout exprimer ma reconnaissance de l’empressement que vous avez mis à parler à Mr Brockhaus de la correspondance dont je vous ai dit quelques mots dans ma dernière lettre. D’après votre aimable

1 Doppelbl.: S. 1-4 Brieftext. Der Brief ist vollständig in lateinischen Buchstaben geschrieben.

Salvador Morhange

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Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence Online-Ausgabe (FMB-C): Digitale Edition der vollständigen Korrespondenz (Hin- und Gegenbriefe) Felix Mendelssohn Bartholdys auf XML/TEI-Basis.

Die Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence Online-Ausgabe (FMB-C) ediert die Gesamtkorrespondenz des Komponisten Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) in Form einer digitalen, wissenschaftlich-kritischen Online-Ausgabe. Sie bietet neben der diplomatischen Wiedergabe der rund 6.000 Briefe Mendelssohns erstmals auch eine Gesamtausgabe der über 7.200 Briefe an den Komponisten sowie einen textkritischen, inhalts- und kontexterschließenden Kommentar aller Briefe. Sie wird ergänzt durch eine Personen- und Werkdatenbank, eine Lebenschronologie Mendelssohns, zahlreicher Register der Briefe, Werke, Orte und Körperschaften sowie weitere Verzeichnisse. Philologisches Konzept / Philologische FMB-C-Editionsrichtlinien: Uta Wald, Dr. Ulrich Taschow. Digitales Konzept / Digitale FMB-C-Editionsrichtlinien: Dr. Ulrich Taschow. Technische Konzeption der Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence (FMB-C) Ausgabe und Webdesign: Dr. Ulrich Taschow.

21. April 1841 Morhange, Salvador (1815-?) counter-resetMorhange, Salvador (1815-?) Brüssel (Bruxelles)Belgien Mendelssohn Bartholdy (bis 1816: Mendelssohn), Jacob Ludwig Felix (1809-1847) LeipzigDeutschland französisch
Morhange, Salvador (1815-?) Morhange, Salvador (1815-?) BruxellesBrüssel (Bruxelles)Belgien le 21 avril 1841

Je dois avant tout exprimer ma reconnaissance de l’empressement que vous avez mis à parler à Mr BrockhausBrockhaus, Heinrich (1804-1874) de la correspondance dont je vous ai dit quelques mots dans ma dernière lettre. <name key="PSN0113423" style="hidden" type="author">Morhange, Salvador (1815-?)</name> <name key="gb-1841-01-04-01" style="hidden" type="letter">Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig; Brüssel, 4. Januar 1841</name> dans ma dernière lettre – In Brief gb-1841-01-04-01 Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig, Brüssel, 4. Januar 1841, hatte Morhange Mendelssohn darum gebeten, Heinrich Brockhaus seinen Namen als möglichen Korrespondenten für die Allgemeine Zeitung zu empfehlen. D’après votre aimable réponse <name key="PSN0000001" style="hidden" type="author">Mendelssohn Bartholdy (bis 1816: Mendelssohn), Jacob Ludwig Felix (1809-1847)</name> <name key="fmb-1841-01-29-01" style="hidden" type="letter">Felix Mendelssohn Bartholdy an Salvador Morhange in Brüssel; Leipzig, 29. Januar 1841</name> , je me suis mis immédiatement en relation avec die Leipz. Allg. Zeitung<name key="PSN0110142" style="hidden" type="author">F. A. Brockhaus, Verlagsbuchhandlung in Leipzig</name><name key="CRT0108299" style="hidden" type="periodical">Leipziger Allgemeine Zeitung</name>; mais m. Brockhaus m’a écrit bientôt après qu’ayant déjà à Bruxelles plusieurs correspondants bien informés de ce qui s’y passait, il regrettait de ne pouvoir faire usage de mes communications, ce que je conçois très facilement. Il ne me reste donc que d’à vous remercier bien sincèrement de vos excellentes intentions.

J’ai été charmé en apprenant que vous comptez un enfant de plusJ’ai été charmé … un enfant de plus – Paul Felix Abraham Mendelssohn Bartholdy, geboren am 18. Januar 1841. et surtout que votre chère femmeMendelssohn Bartholdy, Cécile Sophie Charlotte (1817-1853) se porte bien. Je suis toujours heureux de recevoir de semblables nouvelles, et si je ne vous en ai pas témoigné plus tôt toute ma joie, ne l’attribuez, je vous prie, qu’à un surcroît de besogne dont je suis en partie délivré aujourd’hui. Aussi n’ai-je rien de plus pressé en ce moment que de m’entretenir un peu avec vous, à qui je pense si souvent |2| et dont je parle avec bonheur toutes les fois que je rencontre une personne que vous connaît de près ou de loin,toutes les fois que je rencontre … de près ou de loin – nicht ermittelt. occasion qui s’offre du reste très fréquemment pour moi.

J’espère, mon cher monsieur, que vous n’avez pas oublié votre promesse.que vous n’avez pas oublié votre promesse – Bereits im Brief vom 4. Januar 1841 hatte sich Morhange über die von Mendelssohn geäußerte Absicht gefreut, ihn in Brüssel zu besuchen. Vgl. Brief gb-1841-01-04-01 Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig, Brüssel, 4. Januar 1841. Voici le printemps, la saison des fleurs, du beau soleil, des voyages. Ne tardez pas à prendre votre élan et à venir visiter la BelgiqueBelgienBelgien ; Bruxelles surtout vous réclame. Vous y trouverez, parmi les nombreux appréciateurs de votre inappréciable talent, un ami dévoué dont la main est avide de presser la vôtre dont le cœur tressaille d’aise toutes les fois qu’il entend prononcer votre nom. Venez donc vite avec toute votre chère famille après laquelle je m’ennuie grandement.

Le mois passé, nous avons eu la bonne fortune d’entendre LisztLiszt, Franz (Ferenc) (1811-1886) à 3 reprises.Le mois passé … d’entendre Liszt à 3 reprises – Liszts Konzerte in Brüssel fanden am 11., 16., 26. Februar und 13. März 1841 statt. Vor dem Datum des vorliegenden Briefes spielte Liszt im Rahmen seiner Tournee in Belgien auch in Lüttich, Gent, Antwerpen und Brügge. Siehe Malou Haine, La première tournée de concerts de Franz Liszt en Belgique en 1841, in: Revue belge de Musicologie 56 (2002), S. 241-278. Que je vous dise une fois ce que je pense de cet artiste. Je le regarde d’abord comme un météore éblouissant dans la vie de l’harmonie, comme l’Hercule dont les doigts tout-puissants ont triomphé des plus effrayantes difficultés, comme le démon, et non pas l’ange, de la musique. Ce que je voudrais de lui, c’est qu’il cherchât à tempérer un peu la fougue torrentueuse de sa brûlante imagination, à modérer un peu l’allure sibylline de sa muse échevelée, qu’il parvînt, en deux mots, à la dompter comme il a dompté l’instrument |3| qui lui sert d’interprète.

En déposant le rôle de conquérant, je crois qu’il ne nous en captiverait que davantage.

L’admiration qu’impose un talent extraordinaire peut bien exciter l’enthousiasme et des bravos frénétiques ; mais pour s’adresser directement à l’âme, pour la remuer profondément et arracher aux yeux de douces larmes d’attendrissement, il me semble qu’il ne faut pas dédaigner les formes simples et touchantes de la mélodie pour les mystérieuses profondeurs de l’harmonie ; chacun entend le langage de la première, parce que tous nous aimons, nous pleurons, nous chantons, mais les savantes combinaisons de la seconde ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’élus ; l’une est la poésie, l’autre la philosophie de la musique ; l’artiste chez lequel ces deux éléments s’équilibrent et se complètent le mieux l’un l’autre, c’est … vous le dirais-je ? eh bien oui, je le dirai, car c’est là une opinion formée depuis longtemps : cet artiste complet, cet artiste qui sait être et philosophe et poète, c’est à mon avis Felix Mendelssohn Bartholdy. Pour en revenir à Liszt, j’ai trouvé cette fois-ci plus que jamais, qu’il n’existe plus de difficultés pour lui, et voilà précisément ce qui nous fait espérer une prochaine modification dans son jeu volcanique ; car, à moins de découvrir un nouveau monde dans l’Océan musical, il ne trouvera plus d’obstacles dignes de ses efforts, il les |4| dédaignera tous ; la lave se fera terre fertile, et c’est alors seulement qu’elle produira ces fleurs charmantes et ces fruits exquis dont le parfum et la saveur agissent si délicieusement sur nous. Mais en voilà assez du musical trash.

Ecrivez-moi vite et beaucoup pour l’amour de Dieu, mon bon Monsieur ; si vous saviez le bien que me font vos lettres vous n’en seriez pas si avare.

Voilà une éternité que je n’ai reçu des nouvelles de HillerHiller, Ferdinand (seit 1875) von (1811-1885) ; son silence m’affecte péniblement. En janvier de je lui ai écrit ; mon stupide garçon a mis la lettre à la poste sans l’affranchir. Notre administration a fait savoir à Hiller à MilanMailandItalien qu’une lettre à son adresse se trouvait dans le Bureau de Bruxelles, mais que n’étant pas affranchie, on ne pouvait la lui faire parvenir. Hiller m’a instruit de cette circonstance et je me suis empressé de réparer la sottise de mon commissionnaire. Je suis toujours sans réponse. Savez-vous ce que fait votre ami et où en sont ses projets ?

Melle MeertiMeerti (eigtl. Meert), Elisa Jeanne Isabelle (1817-1878) m’a écrit de RotterdamRotterdamNiederlande, la veille de son départ pour LondresLondonGroßbritannien où elle a été engagée pour quelques concerts.

Rappelez-moi au souvenir de la bonne, de l’excellente Madame MendelssohnMendelssohn Bartholdy, Cécile Sophie Charlotte (1817-1853), embrassez un million de fois pour moi mon allerliebster KarlMendelssohn Bartholdy, Carl (seit ca. 1859: Karl) Wolfgang Paul (1838-1897) et vos deux autres chers enfantsMendelssohn Bartholdy, Marie Pauline Helene (1839-1897)Mendelssohn Bartholdy, Paul Felix Abraham (1841-1880). Prenez vous-même, mon cher monsieur Mendelssohn, nos embrassements bien sincères.

Mes chers parens, frères et sœurs, sans avoir le plaisir de vous connaitre personnellement, vous désirent mille choses affectueuses.Morhange, Salvador (1815-?) Mes chers parens … affectueuses – notiert im linken Randbereich. Salvador Morhange Brüssel, den 21. April 1841 / Ich muss vor allem meine Dankbarkeit für die Bereitwilligkeit ausdrücken, mit der Sie bei Herrn Brockhaus von der Korrespondenz gesprochen haben, von der ich Ihnen in meinem letzten Brief einige Worte gesagt habe. Aufgrund Ihrer liebenswürdigen Antwort habe ich mich sofort mit der Leipziger Allgemeinen Zeitung in Verbindung gesetzt; aber Herr Brockhaus schrieb mir bald darauf, dass er, da er in Brüssel bereits mehrere gut unterrichtete Korrespondenten habe, die über das dort Geschehende Bescheid wüssten, bedauere, von meinen Mitteilungen keinen Gebrauch machen zu können — was ich sehr leicht verstehe. Es bleibt mir also nur, Ihnen sehr aufrichtig für Ihre ausgezeichneten Absichten zu danken. / Ich war entzückt zu erfahren, dass Sie ein Kind mehr zählen und vor allem, dass Ihre liebe Frau wohlauf ist. Ich bin immer glücklich, derartige Nachrichten zu erhalten; und wenn ich Ihnen meine ganze Freude darüber nicht früher bezeugt habe, so schreiben Sie dies, bitte, nur einem Zuwachs an Arbeit zu, von dem ich heute zum Teil befreit bin. So habe ich in diesem Augenblick nichts Eiligeres, als mich ein wenig mit Ihnen zu unterhalten, an den ich so oft denke und von dem ich mit Freude spreche, sooft ich einer Person begegne, die Sie aus der Nähe oder Ferne kennt — eine Gelegenheit, die sich mir übrigens sehr häufig bietet. / Ich hoffe, mein lieber Herr, dass Sie Ihr Versprechen nicht vergessen haben. Hier ist der Frühling, die Jahreszeit der Blumen, der schönen Sonne, der Reisen. Zögern Sie nicht, Schwung zu nehmen und Belgien zu besuchen; besonders Brüssel ruft nach Ihnen. Dort werden Sie unter den zahlreichen Schätzern Ihres unschätzbaren Talents einen ergebenen Freund finden, dessen Hand begierig ist, die Ihre zu drücken, dessen Herz vor Freude erbebt, sooft er Ihren Namen aussprechen hört. Kommen Sie also schnell mit Ihrer ganzen lieben Familie, nach der ich mich sehr sehne. / Im vergangenen Monat hatten wir das Glück, Liszt dreimal zu hören. Lassen Sie mich Ihnen einmal sagen, was ich von diesem Künstler denke. Ich betrachte ihn zunächst als einen blendenden Meteor im Leben der Harmonie, als den Herkules, dessen allmächtige Finger über die furchtbarsten Schwierigkeiten triumphiert haben, als den Dämon — und nicht den Engel — der Musik. Was ich von ihm wünschen würde, ist, dass er suchte, die reißende Heftigkeit seiner brennenden Einbildungskraft ein wenig zu mäßigen, den sibyllinischen Gang seiner zerzausten Muse ein wenig zu zügeln; dass er mit einem Wort dahin gelangte, sie zu bändigen, wie er das Instrument gebändigt hat, das ihm als Dolmetscher dient. Wenn er die Rolle des Eroberers ablegte, glaube ich, würde er uns nur umso mehr fesseln. / Die Bewunderung, die ein außerordentliches Talent auferlegt, kann wohl Begeisterung und frenetischen Beifall erregen; aber um sich unmittelbar an die Seele zu wenden, sie tief zu bewegen und den Augen sanfte Tränen der Rührung zu entreißen, scheint mir, dass man die einfachen und rührenden Formen der Melodie nicht zugunsten der geheimnisvollen Tiefen der Harmonie verachten darf. Jeder versteht die Sprache der ersteren, weil wir alle lieben, weinen, singen; die gelehrten Kombinationen der zweiten hingegen sind nur einer kleinen Zahl von Auserwählten zugänglich. Die eine ist die Poesie, die andere die Philosophie der Musik. Der Künstler, bei dem diese beiden Elemente einander am besten ins Gleichgewicht bringen und ergänzen, ist … soll ich es Ihnen sagen? Nun ja, ich werde es sagen, denn es ist eine seit langem gebildete Meinung: dieser vollständige Künstler, dieser Künstler, der zugleich Philosoph und Dichter zu sein weiß, ist meines Erachtens Felix Mendelssohn Bartholdy. / Um auf Liszt zurückzukommen: Ich habe diesmal mehr denn je gefunden, dass für ihn keine Schwierigkeiten mehr existieren, und gerade das lässt uns eine baldige Veränderung in seinem vulkanischen Spiel erhoffen; denn wenn er nicht eine neue Welt im musikalischen Ozean entdeckt, wird er keine Hindernisse mehr finden, die seiner Anstrengungen würdig wären; er wird sie alle verachten. Die Lava wird fruchtbare Erde werden, und erst dann wird sie jene reizenden Blumen und jene erlesenen Früchte hervorbringen, deren Duft und Geschmack so köstlich auf uns wirken. / Doch nun genug des musical trash. Schreiben Sie mir schnell und viel, um Gottes willen, mein guter Herr; wenn Sie wüssten, wie gut mir Ihre Briefe tun, wären Sie nicht so sparsam damit. / Es ist eine Ewigkeit her, dass ich Nachrichten von Hiller erhalten habe; sein Schweigen schmerzt mich sehr. Im Januar habe ich ihm geschrieben; mein dummer Bursche hat den Brief zur Post gegeben, ohne ihn zu frankieren. Unsere Verwaltung hat Hiller in Mailand wissen lassen, dass ein Brief an seine Adresse im Büro in Brüssel liege, dass man ihn ihm aber, da er nicht frankiert sei, nicht zustellen könne. Hiller hat mich von diesem Umstand unterrichtet, und ich beeilte mich, die Dummheit meines Boten wiedergutzumachen. Ich bin noch immer ohne Antwort. Wissen Sie, was Ihr Freund macht und wo seine Pläne stehen? / Fräulein Meerti hat mir aus Rotterdam geschrieben, am Vorabend ihrer Abreise nach London, wohin sie für einige Konzerte engagiert worden ist. Bringen Sie mich der Erinnerung der guten, der ausgezeichneten Madame Mendelssohn nahe; umarmen Sie für mich eine Million Mal meinen allerliebsten Karl und Ihre beiden anderen lieben Kinder. Nehmen Sie selbst, mein lieber Herr Mendelssohn, unsere sehr aufrichtigen Umarmungen entgegen. Meine lieben Eltern, Brüder und Schwestern, ohne das Vergnügen zu haben, Sie persönlich zu kennen, wünschen Ihnen tausend freundschaftliche Dinge. / Salvador Morhange
            Bruxelles le 21 avril 1841 Je dois avant tout exprimer ma reconnaissance de l’empressement que vous avez mis à parler à Mr Brockhaus de la correspondance dont je vous ai dit quelques mots dans ma dernière lettre. D’après votre aimable réponse, je me suis mis immédiatement en relation avec die Leipz. Allg. Zeitung; mais m. Brockhaus m’a écrit bientôt après qu’ayant déjà à Bruxelles plusieurs correspondants bien informés de ce qui s’y passait, il regrettait de ne pouvoir faire usage de mes communications, ce que je conçois très facilement. Il ne me reste donc que d’à vous remercier bien sincèrement de vos excellentes intentions.
J’ai été charmé en apprenant que vous comptez un enfant de plus et surtout que votre chère femme se porte bien. Je suis toujours heureux de recevoir de semblables nouvelles, et si je ne vous en ai pas témoigné plus tôt toute ma joie, ne l’attribuez, je vous prie, qu’à un surcroît de besogne dont je suis en partie délivré aujourd’hui. Aussi n’ai-je rien de plus pressé en ce moment que de m’entretenir un peu avec vous, à qui je pense si souvent et dont je parle avec bonheur toutes les fois que je rencontre une personne que vous connaît de près ou de loin, occasion qui s’offre du reste très fréquemment pour moi.
J’espère, mon cher monsieur, que vous n’avez pas oublié votre promesse. Voici le printemps, la saison des fleurs, du beau soleil, des voyages. Ne tardez pas à prendre votre élan et à venir visiter la Belgique ; Bruxelles surtout vous réclame. Vous y trouverez, parmi les nombreux appréciateurs de votre inappréciable talent, un ami dévoué dont la main est avide de presser la vôtre dont le cœur tressaille d’aise toutes les fois qu’il entend prononcer votre nom. Venez donc vite avec toute votre chère famille après laquelle je m’ennuie grandement.
Le mois passé, nous avons eu la bonne fortune d’entendre Liszt à 3 reprises. Que je vous dise une fois ce que je pense de cet artiste. Je le regarde d’abord comme un météore éblouissant dans la vie de l’harmonie, comme l’Hercule dont les doigts tout-puissants ont triomphé des plus effrayantes difficultés, comme le démon, et non pas l’ange, de la musique. Ce que je voudrais de lui, c’est qu’il cherchât à tempérer un peu la fougue torrentueuse de sa brûlante imagination, à modérer un peu l’allure sibylline de sa muse échevelée, qu’il parvînt, en deux mots, à la dompter comme il a dompté l’instrument qui lui sert d’interprète.
En déposant le rôle de conquérant, je crois qu’il ne nous en captiverait que davantage.
L’admiration qu’impose un talent extraordinaire peut bien exciter l’enthousiasme et des bravos frénétiques ; mais pour s’adresser directement à l’âme, pour la remuer profondément et arracher aux yeux de douces larmes d’attendrissement, il me semble qu’il ne faut pas dédaigner les formes simples et touchantes de la mélodie pour les mystérieuses profondeurs de l’harmonie ; chacun entend le langage de la première, parce que tous nous aimons, nous pleurons, nous chantons, mais les savantes combinaisons de la seconde ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’élus ; l’une est la poésie, l’autre la philosophie de la musique ; l’artiste chez lequel ces deux éléments s’équilibrent et se complètent le mieux l’un l’autre, c’est … vous le dirais-je ? eh bien oui, je le dirai, car c’est là une opinion formée depuis longtemps : cet artiste complet, cet artiste qui sait être et philosophe et poète, c’est à mon avis Felix Mendelssohn Bartholdy. Pour en revenir à Liszt, j’ai trouvé cette fois-ci plus que jamais, qu’il n’existe plus de difficultés pour lui, et voilà précisément ce qui nous fait espérer une prochaine modification dans son jeu volcanique ; car, à moins de découvrir un nouveau monde dans l’Océan musical, il ne trouvera plus d’obstacles dignes de ses efforts, il les dédaignera tous ; la lave se fera terre fertile, et c’est alors seulement qu’elle produira ces fleurs charmantes et ces fruits exquis dont le parfum et la saveur agissent si délicieusement sur nous. Mais en voilà assez du musical trash.
Ecrivez-moi vite et beaucoup pour l’amour de Dieu, mon bon Monsieur ; si vous saviez le bien que me font vos lettres vous n’en seriez pas si avare.
Voilà une éternité que je n’ai reçu des nouvelles de Hiller ; son silence m’affecte péniblement. En janvier de je lui ai écrit ; mon stupide garçon a mis la lettre à la poste sans l’affranchir. Notre administration a fait savoir à Hiller à Milan qu’une lettre à son adresse se trouvait dans le Bureau de Bruxelles, mais que n’étant pas affranchie, on ne pouvait la lui faire parvenir. Hiller m’a instruit de cette circonstance et je me suis empressé de réparer la sottise de mon commissionnaire. Je suis toujours sans réponse. Savez-vous ce que fait votre ami et où en sont ses projets ?
Melle Meerti m’a écrit de Rotterdam, la veille de son départ pour Londres où elle a été engagée pour quelques concerts.
Rappelez-moi au souvenir de la bonne, de l’excellente Madame Mendelssohn, embrassez un million de fois pour moi mon allerliebster Karl et vos deux autres chers enfants. Prenez vous-même, mon cher monsieur Mendelssohn, nos embrassements bien sincères.
Mes chers parens, frères et sœurs, sans avoir le plaisir de vous connaitre personnellement, vous désirent mille choses affectueuses.
Salvador Morhange          
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Sie bietet neben der diplomatischen Wiedergabe der rund 6.000 Briefe Mendelssohns erstmals auch eine Gesamtausgabe der über 7.200 Briefe an den Komponisten sowie einen textkritischen, inhalts- und kontexterschließenden Kommentar aller Briefe. Sie wird ergänzt durch eine Personen- und Werkdatenbank, eine Lebenschronologie Mendelssohns, zahlreicher Register der Briefe, Werke, Orte und Körperschaften sowie weitere Verzeichnisse. Philologisches Konzept / Philologische FMB-C-Editionsrichtlinien: Uta Wald, Dr. Ulrich Taschow. Digitales Konzept / Digitale FMB-C-Editionsrichtlinien: Dr. Ulrich Taschow. Technische Konzeption der Felix Mendelssohn Bartholdy Correspondence (FMB-C) Ausgabe und Webdesign: Dr. Ulrich Taschow.</p> </editorialDecl> </encodingDesc> <profileDesc> <creation> <date cert="high" when="1841-04-21">21. April 1841</date> </creation> <correspDesc> <correspAction type="sent"> <persName key="PSN0113423" resp="author">Morhange, Salvador (1815-?)</persName> <note>counter-reset</note><persName key="PSN0113423" resp="writer" xml:id="persName_pkxfw5pz-9org-f2rr-qxfl-1uzdqx0oeem3">Morhange, Salvador (1815-?)</persName> <placeName type="writing_place"> <settlement key="STM0100602">Brüssel (Bruxelles)</settlement><country>Belgien</country> </placeName> </correspAction> <correspAction type="received"> <persName key="PSN0000001" resp="receiver">Mendelssohn Bartholdy (bis 1816: Mendelssohn), Jacob Ludwig Felix (1809-1847)</persName> <placeName type="receiving_place"> <settlement key="STM0100116">Leipzig</settlement><country>Deutschland</country> </placeName> </correspAction> </correspDesc> <langUsage> <language ident="fr">französisch</language> </langUsage> </profileDesc> <revisionDesc status="draft">  </revisionDesc> </teiHeader> <text type="letter"> <body> <div n="1" type="act_of_writing"> <docAuthor key="PSN0113423" resp="author" style="hidden">Morhange, Salvador (1815-?)</docAuthor> <docAuthor key="PSN0113423" resp="writer" style="hidden">Morhange, Salvador (1815-?)</docAuthor> <dateline rend="right"><placeName xml:id="placeName_503f87c7-09ed-48e7-ae64-4c1349dc186f">Bruxelles<settlement key="STM0100602" style="hidden" type="locality">Brüssel (Bruxelles)</settlement><country style="hidden">Belgien</country></placeName> le <date cert="high" when="1841-04-21">21 avril 1841</date></dateline> <p style="paragraph_without_indent">Je dois avant tout exprimer ma reconnaissance de l’empressement que vous avez mis à parler à Mr <persName xml:id="persName_3c953154-46b8-4faf-b8f6-c97cf6ba0363">Brockhaus<name key="PSN0110139" style="hidden" type="person">Brockhaus, Heinrich (1804-1874)</name></persName> de la correspondance dont je vous ai dit quelques mots <title xml:id="title_letter_22b6ca56-011d-490e-a2ff-9b84809808ce">dans ma dernière lettre. <name key="PSN0113423" style="hidden" type="author">Morhange, Salvador (1815-?)</name> <name key="gb-1841-01-04-01" style="hidden" type="letter">Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig; Brüssel, 4. Januar 1841</name> </title><note resp="FMBC" style="hidden" type="single_place_comment" xml:id="note_67dc1e1a-6e4a-103ea-e55bf-a95211075f84" xml:lang="de">dans ma dernière lettre – In Brief gb-1841-01-04-01 Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig, Brüssel, 4. Januar 1841, hatte Morhange Mendelssohn darum gebeten, Heinrich Brockhaus seinen Namen als möglichen Korrespondenten für die Allgemeine Zeitung zu empfehlen.</note> D’après <title xml:id="title_letter_16285ff9-1029-4591-afcb-3ab371e83089">votre aimable réponse <name key="PSN0000001" style="hidden" type="author">Mendelssohn Bartholdy (bis 1816: Mendelssohn), Jacob Ludwig Felix (1809-1847)</name> <name key="fmb-1841-01-29-01" style="hidden" type="letter">Felix Mendelssohn Bartholdy an Salvador Morhange in Brüssel; Leipzig, 29. Januar 1841</name> </title>, je me suis mis immédiatement en relation avec die <title xml:id="title_95ad773d-083d-46ed-9c4f-b955a3e99eeb">Leipz. Allg. Zeitung<name key="PSN0110142" style="hidden" type="author">F. A. Brockhaus, Verlagsbuchhandlung in Leipzig</name><name key="CRT0108299" style="hidden" type="periodical">Leipziger Allgemeine Zeitung</name></title>; mais m. Brockhaus m’a écrit bientôt après qu’ayant déjà à Bruxelles plusieurs correspondants bien informés de ce qui s’y passait, il regrettait de ne pouvoir faire usage de mes communications, ce que je conçois  très facilement. Il ne me reste donc que d’à vous remercier bien sincèrement de vos excellentes intentions. </p> <p>J’ai été charmé en apprenant que vous comptez un enfant de plus<note resp="FMBC" style="hidden" type="single_place_comment" xml:id="note_740213e1-293a-fecd4-02a67-e3faa633f990" xml:lang="de">J’ai été charmé … un enfant de plus – Paul Felix Abraham Mendelssohn Bartholdy, geboren am 18. Januar 1841.</note> et surtout que <persName xml:id="persName_4ef7cdcc-5464-4476-b6da-49403d522dc3">votre chère femme<name key="PSN0113252" style="hidden" type="person">Mendelssohn Bartholdy, Cécile Sophie Charlotte (1817-1853)</name></persName> se porte bien. Je suis toujours heureux de recevoir de semblables nouvelles, et si je ne vous en ai pas témoigné plus tôt toute ma joie, ne l’attribuez, je vous prie, qu’à un surcroît de besogne dont je suis en partie délivré aujourd’hui. Aussi n’ai-je rien de plus pressé en ce moment que de m’entretenir un peu avec vous, à qui je pense si souvent<seg type="pagebreak"> |2|<pb n="2" type="pagebreak"></pb></seg> et dont je parle avec bonheur toutes les fois que je rencontre une personne que vous connaît de près ou de loin,<note resp="FMBC" style="hidden" type="single_place_comment" xml:id="note_b9f2e07a-a2a5-5a5a1-fe7d2-c463a30a0ccc" xml:lang="de">toutes les fois que je rencontre … de près ou de loin – nicht ermittelt.</note> occasion qui s’offre du reste très fréquemment pour moi. </p> <p>J’espère, mon cher monsieur, que vous n’avez pas oublié votre promesse.<note resp="FMBC" style="hidden" type="single_place_comment" xml:id="note_f1640b92-df60-47045-fc3cc-4d8f2d4e3f6a" xml:lang="de">que vous n’avez pas oublié votre promesse – Bereits im Brief vom 4. Januar 1841 hatte sich Morhange über die von Mendelssohn geäußerte Absicht gefreut, ihn in Brüssel zu besuchen. Vgl. Brief gb-1841-01-04-01 Salvador Morhange an Felix Mendelssohn Bartholdy in Leipzig, Brüssel, 4. Januar 1841.</note> Voici le printemps, la saison des fleurs, du beau soleil, des voyages. Ne tardez pas à prendre votre élan et à venir visiter la <placeName xml:id="placeName_94e428d4-1190-40b1-b2c6-043c1717357d">Belgique<settlement key="STM0104804" style="hidden" type="area">Belgien</settlement><country style="hidden">Belgien</country></placeName> ; Bruxelles surtout vous réclame. Vous y trouverez, parmi les nombreux appréciateurs de votre inappréciable talent, un ami dévoué dont la main est avide de presser la vôtre dont le cœur tressaille d’aise toutes les fois qu’il entend prononcer votre nom. Venez donc vite avec toute votre chère famille après laquelle je m’ennuie grandement. </p> <p>Le mois passé, nous avons eu la bonne fortune d’entendre <persName xml:id="persName_5c2c68db-14f9-449e-8bfc-6678e7db24e4">Liszt<name key="PSN0112894" style="hidden" type="person">Liszt, Franz (Ferenc) (1811-1886)</name></persName> à 3 reprises.<note resp="FMBC" style="hidden" type="single_place_comment" xml:id="note_86e987c2-bc37-7ddce-cbb0c-383f506b0b00" xml:lang="de">Le mois passé … d’entendre Liszt à 3 reprises – Liszts Konzerte in Brüssel fanden am 11., 16., 26. Februar und 13. März 1841 statt. Vor dem Datum des vorliegenden Briefes spielte Liszt im Rahmen seiner Tournee in Belgien auch in Lüttich, Gent, Antwerpen und Brügge. Siehe Malou Haine, La première tournée de concerts de Franz Liszt en Belgique en 1841, in: Revue belge de Musicologie 56 (2002), S. 241-278.</note> Que je vous dise une fois ce que je pense de cet artiste. Je le regarde d’abord comme un météore éblouissant dans la vie de l’harmonie, comme l’Hercule dont les doigts tout-puissants ont triomphé des plus effrayantes difficultés, comme le démon, et non pas l’ange, de la musique. Ce que je voudrais de lui, c’est qu’il cherchât à tempérer un peu la fougue torrentueuse de sa brûlante imagination, à modérer un peu l’allure sibylline de sa muse échevelée, qu’il parvînt, en deux mots, à la dompter comme il a dompté l’instrument<seg type="pagebreak"> |3|<pb n="3" type="pagebreak"></pb></seg> qui lui sert d’interprète. </p> <p>En déposant le rôle de conquérant, je crois qu’il ne nous en captiverait que davantage. </p> <p>L’admiration qu’<hi n="1" rend="underline">impose</hi> un talent extraordinaire peut bien exciter l’enthousiasme et des bravos frénétiques ; mais pour s’adresser directement à l’âme, pour la remuer profondément et arracher aux yeux de douces larmes d’attendrissement, il me semble qu’il ne faut pas dédaigner les formes simples et touchantes de la mélodie pour les mystérieuses profondeurs de l’harmonie ; chacun entend le langage de la première, parce que tous nous aimons, nous pleurons, nous chantons, mais les savantes combinaisons de la seconde ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’élus ; l’une est la poésie, l’autre la philosophie de la musique ; l’artiste chez lequel ces deux éléments s’équilibrent et se complètent le mieux l’un l’autre, c’est … vous le dirais-je ? eh bien oui, je le dirai, car c’est là une opinion formée depuis longtemps : cet artiste complet, cet artiste qui sait être et philosophe et poète, c’est à mon avis Felix Mendelssohn Bartholdy. Pour en revenir à Liszt, j’ai trouvé cette fois-ci plus que jamais, qu’il n’existe plus de difficultés pour lui, et voilà précisément ce qui nous fait espérer une prochaine modification dans son jeu volcanique ; car, à moins de découvrir un nouveau monde dans l’Océan musical, il ne trouvera plus d’obstacles dignes de ses efforts, il les<seg type="pagebreak"> |4|<pb n="4" type="pagebreak"></pb></seg> dédaignera tous ; la lave se fera terre fertile, et c’est alors seulement qu’elle produira ces fleurs charmantes et ces fruits exquis dont le parfum et la saveur agissent si délicieusement sur nous. Mais en voilà assez du musical trash. </p> <p>Ecrivez-moi vite et beaucoup pour l’amour de Dieu, mon bon Monsieur ; si vous saviez le bien que me font vos lettres vous n’en seriez pas si avare. </p> <p>Voilà une éternité que je n’ai reçu des nouvelles de <persName xml:id="persName_4c18b5f0-a2c7-4542-93df-f2bebd09d437">Hiller<name key="PSN0112003" style="hidden" type="person">Hiller, Ferdinand (seit 1875) von (1811-1885)</name></persName> ; son silence m’affecte péniblement. En janvier d<hi rend="superscript">e</hi> je lui ai écrit ; mon stupide garçon a mis la lettre à la poste sans l’affranchir. Notre administration a fait savoir à Hiller à <placeName xml:id="placeName_9b3a979a-b48a-4f32-82eb-539890bdf435">Milan<settlement key="STM0100180" style="hidden" type="locality">Mailand</settlement><country style="hidden">Italien</country></placeName> qu’une lettre à son adresse se trouvait dans le Bureau de Bruxelles, mais que n’étant pas affranchie, on ne pouvait la lui faire parvenir. Hiller m’a instruit de cette circonstance et je me suis empressé de réparer la sottise de mon commissionnaire. Je suis toujours sans réponse. Savez-vous ce que fait votre ami et où en sont ses projets ? </p> <p>M<hi rend="superscript">elle</hi> <persName xml:id="persName_95189052-df5e-4074-a756-cb11d02d19e5">Meerti<name key="PSN0113185" style="hidden" type="person">Meerti (eigtl. Meert), Elisa Jeanne Isabelle (1817-1878)</name></persName> m’a écrit de <placeName xml:id="placeName_2adf8f04-b437-4bcf-94b1-51611b12728b">Rotterdam<settlement key="STM0100166" style="hidden" type="locality">Rotterdam</settlement><country style="hidden">Niederlande</country></placeName>, la veille de son départ pour <placeName xml:id="placeName_b0e0ce1b-0b03-4917-8394-f403a455e77c">Londres<settlement key="STM0100126" style="hidden" type="locality">London</settlement><country style="hidden">Großbritannien</country></placeName> où elle a été engagée pour quelques concerts. </p> <p>Rappelez-moi au souvenir de la bonne, de l’excellente <persName xml:id="persName_2bb11172-f086-41f2-9542-cc3d1c7d05fd">Madame Mendelssohn<name key="PSN0113252" style="hidden" type="person">Mendelssohn Bartholdy, Cécile Sophie Charlotte (1817-1853)</name></persName>, embrassez un million de fois pour moi mon allerliebster <persName xml:id="persName_77ae2fc6-c510-4467-96f0-3c5cb252838c">Karl<name key="PSN0113251" style="hidden" type="person">Mendelssohn Bartholdy, Carl (seit ca. 1859: Karl) Wolfgang Paul (1838-1897)</name></persName> et vos <persName xml:id="persName_5a3c181d-1f30-4dbe-bdcc-ffb60a9b347a"><persName xml:id="persName_f940c215-7da8-4153-99b2-b66d609a72d2">deux autres chers enfants<name key="PSN0113261" style="hidden" type="person">Mendelssohn Bartholdy, Marie Pauline Helene (1839-1897)</name></persName><name key="PSN0113262" style="hidden" type="person">Mendelssohn Bartholdy, Paul Felix Abraham (1841-1880)</name></persName>. Prenez vous-même, mon cher monsieur Mendelssohn, nos embrassements bien sincères. </p> <signed> <add place="margin">Mes chers parens, frères et sœurs, sans avoir le plaisir de vous connaitre personnellement, vous désirent mille choses affectueuses.<name key="PSN0113423" resp="writers_hand" style="hidden">Morhange, Salvador (1815-?)</name></add> <note resp="FMBC" style="hidden" type="text_constitution" xml:id="note_148d15dd-c8f4-eab08-f4683-ad3fbc64bf77" xml:lang="de">Mes chers parens … affectueuses – notiert im linken Randbereich.</note> </signed> <signed rend="right">Salvador Morhange </signed> <note resp="FMBC" style="hidden" type="translation" xml:id="note_10d6bfdd-f173-90d13-8954d-9f69f4b2b5ab" xml:lang="de">Brüssel, den 21. April 1841 / Ich muss vor allem meine Dankbarkeit für die Bereitwilligkeit ausdrücken, mit der Sie bei Herrn Brockhaus von der Korrespondenz gesprochen haben, von der ich Ihnen in meinem letzten Brief einige Worte gesagt habe. Aufgrund Ihrer liebenswürdigen Antwort habe ich mich sofort mit der Leipziger Allgemeinen Zeitung in Verbindung gesetzt; aber Herr Brockhaus schrieb mir bald darauf, dass er, da er in Brüssel bereits mehrere gut unterrichtete Korrespondenten habe, die über das dort Geschehende Bescheid wüssten, bedauere, von meinen Mitteilungen keinen Gebrauch machen zu können — was ich sehr leicht verstehe. Es bleibt mir also nur, Ihnen sehr aufrichtig für Ihre ausgezeichneten Absichten zu danken. / Ich war entzückt zu erfahren, dass Sie ein Kind mehr zählen und vor allem, dass Ihre liebe Frau wohlauf ist. Ich bin immer glücklich, derartige Nachrichten zu erhalten; und wenn ich Ihnen meine ganze Freude darüber nicht früher bezeugt habe, so schreiben Sie dies, bitte, nur einem Zuwachs an Arbeit zu, von dem ich heute zum Teil befreit bin. So habe ich in diesem Augenblick nichts Eiligeres, als mich ein wenig mit Ihnen zu unterhalten, an den ich so oft denke und von dem ich mit Freude spreche, sooft ich einer Person begegne, die Sie aus der Nähe oder Ferne kennt — eine Gelegenheit, die sich mir übrigens sehr häufig bietet. / Ich hoffe, mein lieber Herr, dass Sie Ihr Versprechen nicht vergessen haben. Hier ist der Frühling, die Jahreszeit der Blumen, der schönen Sonne, der Reisen. Zögern Sie nicht, Schwung zu nehmen und Belgien zu besuchen; besonders Brüssel ruft nach Ihnen. Dort werden Sie unter den zahlreichen Schätzern Ihres unschätzbaren Talents einen ergebenen Freund finden, dessen Hand begierig ist, die Ihre zu drücken, dessen Herz vor Freude erbebt, sooft er Ihren Namen aussprechen hört. Kommen Sie also schnell mit Ihrer ganzen lieben Familie, nach der ich mich sehr sehne. / Im vergangenen Monat hatten wir das Glück, Liszt dreimal zu hören. Lassen Sie mich Ihnen einmal sagen, was ich von diesem Künstler denke. Ich betrachte ihn zunächst als einen blendenden Meteor im Leben der Harmonie, als den Herkules, dessen allmächtige Finger über die furchtbarsten Schwierigkeiten triumphiert haben, als den Dämon — und nicht den Engel — der Musik. Was ich von ihm wünschen würde, ist, dass er suchte, die reißende Heftigkeit seiner brennenden Einbildungskraft ein wenig zu mäßigen, den sibyllinischen Gang seiner zerzausten Muse ein wenig zu zügeln; dass er mit einem Wort dahin gelangte, sie zu bändigen, wie er das Instrument gebändigt hat, das ihm als Dolmetscher dient. Wenn er die Rolle des Eroberers ablegte, glaube ich, würde er uns nur umso mehr fesseln. / Die Bewunderung, die ein außerordentliches Talent auferlegt, kann wohl Begeisterung und frenetischen Beifall erregen; aber um sich unmittelbar an die Seele zu wenden, sie tief zu bewegen und den Augen sanfte Tränen der Rührung zu entreißen, scheint mir, dass man die einfachen und rührenden Formen der Melodie nicht zugunsten der geheimnisvollen Tiefen der Harmonie verachten darf. Jeder versteht die Sprache der ersteren, weil wir alle lieben, weinen, singen; die gelehrten Kombinationen der zweiten hingegen sind nur einer kleinen Zahl von Auserwählten zugänglich. Die eine ist die Poesie, die andere die Philosophie der Musik. Der Künstler, bei dem diese beiden Elemente einander am besten ins Gleichgewicht bringen und ergänzen, ist … soll ich es Ihnen sagen? Nun ja, ich werde es sagen, denn es ist eine seit langem gebildete Meinung: dieser vollständige Künstler, dieser Künstler, der zugleich Philosoph und Dichter zu sein weiß, ist meines Erachtens Felix Mendelssohn Bartholdy. / Um auf Liszt zurückzukommen: Ich habe diesmal mehr denn je gefunden, dass für ihn keine Schwierigkeiten mehr existieren, und gerade das lässt uns eine baldige Veränderung in seinem vulkanischen Spiel erhoffen; denn wenn er nicht eine neue Welt im musikalischen Ozean entdeckt, wird er keine Hindernisse mehr finden, die seiner Anstrengungen würdig wären; er wird sie alle verachten. Die Lava wird fruchtbare Erde werden, und erst dann wird sie jene reizenden Blumen und jene erlesenen Früchte hervorbringen, deren Duft und Geschmack so köstlich auf uns wirken. / Doch nun genug des musical trash. Schreiben Sie mir schnell und viel, um Gottes willen, mein guter Herr; wenn Sie wüssten, wie gut mir Ihre Briefe tun, wären Sie nicht so sparsam damit. / Es ist eine Ewigkeit her, dass ich Nachrichten von Hiller erhalten habe; sein Schweigen schmerzt mich sehr. Im Januar habe ich ihm geschrieben; mein dummer Bursche hat den Brief zur Post gegeben, ohne ihn zu frankieren. Unsere Verwaltung hat Hiller in Mailand wissen lassen, dass ein Brief an seine Adresse im Büro in Brüssel liege, dass man ihn ihm aber, da er nicht frankiert sei, nicht zustellen könne. Hiller hat mich von diesem Umstand unterrichtet, und ich beeilte mich, die Dummheit meines Boten wiedergutzumachen. Ich bin noch immer ohne Antwort. Wissen Sie, was Ihr Freund macht und wo seine Pläne stehen? / Fräulein Meerti hat mir aus Rotterdam geschrieben, am Vorabend ihrer Abreise nach London, wohin sie für einige Konzerte engagiert worden ist. Bringen Sie mich der Erinnerung der guten, der ausgezeichneten Madame Mendelssohn nahe; umarmen Sie für mich eine Million Mal meinen allerliebsten Karl und Ihre beiden anderen lieben Kinder. Nehmen Sie selbst, mein lieber Herr Mendelssohn, unsere sehr aufrichtigen Umarmungen entgegen. Meine lieben Eltern, Brüder und Schwestern, ohne das Vergnügen zu haben, Sie persönlich zu kennen, wünschen Ihnen tausend freundschaftliche Dinge. / Salvador Morhange</note> </div> </body></text></TEI>